
Aujourd’hui, chaque fois que nous passons à la pompe pour faire le plein de gazole, nous nous approvisionnons aussi en biocarburant, sans forcément le savoir. Le gazole distribué en France intègre en effet 6 % de Diester, un biocarburant.
Le saviez-vous ? Pourquoi on ne nous dit rien ?
Les normalisateurs publics n’ayant pas jugé nécessaire d’imposer une communication spécifique sur l’incorporation de Diester en petite proportion (jusqu’à 6 % aujourd’hui), les distributeurs ne l’indiquent pas. Et nous sommes nombreux, parmi les « diésélistes », à ignorer que nous roulons – en partie – au colza ou au tournesol. L’étude IFOP réalisée en septembre 2008 à la demande de Proléa indique que seul 1 français sur 10 sait qu’il y a du Diester dans le gazole.
Comment ça marche ? Que dois-je faire ?
Le Diester est la plus grande des deux filières de production de biocarburants mises en oeuvre en France. Issu des graines oléagineuses, le Diester est mélangé au gazole pour propulser les véhicules Diesel. Son homologue, le bioéthanol, est utilisé, lui, dans les moteurs à essence. La filière agricole née dans les années 80 pour répondre à cette volonté politique et est à l'origine d'une production annuelle de 1,6 millions de tonnes en 2008, soit plus de 1,8 milliards de litres. En moyenne, en 2008, le Diester est incorporé dans le gazole à hauteur de 6% en volume. Ce taux d’incorporation atteindra 8% à l’horizon 2010. Chaque fois que nous passons à la pompe, nous nous approvisionnons donc en biocarburant produit à partir d’huile de colza ou de tournesol français, automatiquement, sans rien faire.
Pourquoi ce mélange à 6 % ? Pourquoi pas 100% ?
Techniquement, rien n’interdit d’alimenter les moteurs Diesel au Diester pur à 100 %, moyennant quelques ajustements. Mais faire rouler l’ensemble du parc automobile diesel français avec du biodiesel est irréaliste puisque cela nécessiterait de cultiver 20 Mha de colza ! Les choix politiques fondamentaux de la France et de l’Union européenne sont très clairs : les superficies agricoles doivent être affectées en priorité aux cultures alimentaires. De fait, les objectifs d’incorporation de biocarburants dans les carburants fossiles sont limités et les surfaces d’oléagineux utilisées pour la production de Diester représentent moins de 4 % des terres cultivables françaises.
Quel un impact sur le prix du carburant ?
L’énergie renouvelable Diester reste aujourd’hui plus chère à produire que le gazole, même si sa production devient de plus en plus compétitive depuis la flambée des cours du pétrole. En se substituant au gazole, le Diester contribue d’abord à la lutte contre le réchauffement climatique et à la réduction de la dépendance énergétique. Il n’a en revanche pas d’impact sur le prix des carburants.
Quels avantages en retire-t-on ?
- Il s'agit d'une source d'énergie renouvelable....
- ...efficace dans la lutte contre l'effet de serre ..
- ...et dans la réduction de la facture énergétique
- Apport d'un débouché pérenne à l'agriculture française
- Réduction de la dépendance vis-à-vis des tourteaux de soja importé
- Simplicité d'utilisation (on le consomme sans même le savoir)
- Bilan énergétique très positif





0 commentaires:
Enregistrer un commentaire